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Dimanche dernier, nous avons donc échangé sur les trois textes de la liturgie du jour (3ième dimanche du carême 2019) et tenter de dégager les éclairages que chacun de ces textes portent sur les deux autres:

Exode 3 (le buisson ardent)

Dans ce premier texte de l’appel de Moïse du buisson qui brûle sans se consumer, c’est la révélation d’un dieu qui entend, qui voit et qui connait notre souffrance. C’est en s’appuyant sur cette expérience que nous pouvons construire notre foi. Face à cette souffrance de son peuple, Dieu intervient et révèle à Moïse son NOM. Cet engagement de Dieu appelle de notre part une réponse (donc une responsabilité). Vous pouvez retrouver plus de commentaire sur le site :

http://bible2.falguerolles.org/introduction-au-livre-de-lexode/exode-1-15-moise-les-chemins-de-la-liberte/#Lappel_de_Dieu_a_Moise_au_buisson_ardent_Ex_3_1-10

Puis nous avons échangé sur l’articulation de ces trois mots : liberté/ responsabilité /culpabilité.

1 Corinthiens 10

Paul en s’adressant à la communauté naissante située à Corinthe (ville portuaire connue pour ses mœurs assez dépravés) prend exemple sur certains passages de ce livre de l’Exode pour illustrer le soutien du Christ (notre rocher) qui nous guide (la nuée) et nous alimente à travers nos difficultés (la manne et la source qui jaillit du rocher dans le désert), mais aussi la responsabilité de chacun pendant ce difficile chemin de liberté semé d’embûches…Ces avertissements de Paul peuvent avoir un caractère un peu inquiétant… mais Dieu est patient et fidèle:
« Les tentations auxquelles vous avez été exposés ont été à la mesure de l’homme, Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Avec la tentation, il vous donnera le moyen d’en sortir et la force de la supporter »

 Luc 13 ,1-9

La première partie de ce passage est assez déroutante et paradoxale, car d’une part il nous dit que les malheurs qui arrivent à certaines personnes ne sont pas liés à des péchés qu’ils auraient commis et que d’autre part si nous ne tournons pas notre regard vers Dieu (conversion), nous subirons ce type de malheur … C’est là aussi un avertissement inquiétant:
« Non, je vous le dis, mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même »
mais …la deuxième partie avec la parabole du figuier stérile met en scène deux personnages autour de cet arbre planté au milieu de la vigne (la vigne représentant traditionnellement le peuple d’Israël, c’est-à-dire chacun de nous): le propriétaire qui veut abattre ce figuier stérile et inutile et le vigneron qui, lui, demande au propriétaire de faire preuve de patience. Il promet au propriétaire de s’en occuper pour qu’il donne enfin du fruit. Ces deux personnages, le maître et le vigneron sont les deux facettes de Dieu tel que nous pouvons nous le représenter. Mais en final, face à la stérilité des hommes, c’est la patience de Dieu, le Dieu vigneron, qui l’emportera sur le Dieu maître. Notre conversion, c’est aussi changer notre représentation d’un Dieu punisseur et croire que le dessein de Dieu est infiniment patient et bienveillant (…mais sans rien laisser passer !).

Nous avons clôturé la matinée par la prière du psaume 102 (103) :
« JE SUIS tendresse et pitié, lent à la colère et plein de fidélité »

Dieu est cette flamme au milieu de nous

Cet article comporte 3 commentaires
  1. Très Chers vous deux,
    Comme vous pouviez peut-être vous en douter, je n’adhère absolument pas au contenu de ce texte. Evidemment ce n’est pas ce qu’on nous demande.
    Ce serait donc par l’expérience de la révélation que nous pourrions construire notre foi en quelqu’un qui s’identifie et se nomme « Dieu » !! Et l’engagement de ce personnage appelle de notre part une réponse qui obligerait notre responsabilité ?
    Je dois avouer que ce texte est assez particulier.
    Il est vrai que je n’avais pas assisté à la réunion sur le « buisson ardent ».
    Avec toute mon amitié
    Willy

  2. Bonjour à vous, ce passage de l’évangile relatif aux « accidents et imprévus » m’a toujours intéressé car la doctrine orientale de la réincarnation est pour moi une explication logique aux inégalités de naissance. Ainsi ceux qui ne se convertissent pas sont soumis aux accidents consubstantiels au monde de la matière, ce qui est une forme, la forme, de karma négatif qui se rajoute au karma de la naissance; ensuite la conversion apporte une sorte de protection, d’assurance contre les accidents sans pour autant être dispensé de pratiquer la charité et les autres vertus car dans cette vie là on récolte ce que l’on sème. Amitiés Frédéric

    1. Cher Frédéric,
      je crois surtout que dans ce passage Jésus nous met en garde contre toute tentative «d’explication logique» aux malheurs des personnes singulières. La souffrance reste un mystère :
      «A YHWH notre Dieu sont les choses cachées, et les choses révélées sont pour nous et nos fils à jamais,…» (Dt 29,28). Face à cette souffrance, la plainte ou même la révolte parait légitime «Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné?»

      Dans les textes bibliques (Cf Jérémie, Job et de nombreux psaumes) face aux malheurs des «justes», YHWH se garde bien de donner des réponses rationnelles satisfaisantes … et heureusement, car toute justification de la souffrance est proprement insupportable pour celui qui souffre !

      Pourtant … Jérémie, Job et ces «pauvres de Yhwh» en tournant leur plainte vers Yhwh (conversion) vont entrevoir au cœur de leur souffrance une grande lumière …
      C’est avec le serviteur souffrant d’Esaïe (Es 53) et bien sûr avec les insultes, les moqueries subies par Jésus et finalement le mode infâme de sa mise à mort que l’injustice de la souffrance est pleinement manifestée et son sens révélé. Cette révélation «des choses cachées depuis la fondation du monde» (Mt 13,35) est promesse de la victoire définitive de la douceur sur la violence .
      Le texte de Paul lu aujourd’hui (Ph 8,3-14) le dit nettement :
      «…Il s’agit pour moi de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en devenant semblable à lui dans sa mort, avec l’espoir de parvenir à la résurrection d’entre les morts…»

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